Miss Revolver: la mannequin fitness qui fait tourner les têtes [Girl Crush]

Miss Revolver est la MILF montréalaise par excellence : intelligente, aventureuse, belle, inspirante, athlétique et magnifique. En plus, elle est fun et drôle. On a décidé de lui poser quelques questions pour apprendre à mieux la connaître.

Vous pouvez d'ailleurs la suivre sur son compte instagram avec ses 190k d'abonnés : @missrevolver.

Ton âge/la ville où tu es né et où tu habites?

J’ai 43 ans, ouch! Je vis à Montréal, où je suis née. Entre les deux, je me suis beaucoup promenée, mais j’aime la ville, et je ne crois pas m’en lasser pour encore un grand moment.

 

Comment définirais-tu ton travail?

Mission un peu idéaliste : j’essaie, en tant que modèle, d’inspirer les femmes de tout âge à prendre soin d’elles-mêmes, de leur santé, de leur esthétique et de leur dynamisme. À travers l’activité physique, le dépassement de soi, la beauté, et même la folie. Il y a rarement une journée qui passe sans que l’on ne me demande ce que je fais de «spécial» pour avoir l’air aussi jeune. Eh bien je ne fais rien d’exceptionnel. Rien d’autre que de prendre soin de mon abri d’humain haha!

 

Tout est également une question d’attitude. On dit parfois que notre extérieur est le reflet de notre intérieur. Je crois que c’est vrai! Ce qui fait que j’ai l’air jeune, c’est que je suis jeune. Je ne «joue» pas à avoir l’air jeune comme un déguisement qu’on enfile ou un rôle surjoué. Je crois encore que la vie est devant moi, qu’il me reste encore plein de choses à accomplir. Je crois encore que lorsque je serai grande, je serai chanteuse hahaha!

 

Or lorsque tout est derrière au cap des 30 ans, la vie peut être longue longtemps. La carrière, la maison, le chien... Et finalement c’était ça! Notre société nous impose de multiples pressions accompagnées de délais rigides qui au fond, n’existent pas. Moi je ne vis que selon les limites de ma santé physique et psychique. C’est mon seul barème. Et j’essaie que cela transparaisse dans l’image que je projette.

 

Comment es-tu tombé dans le domaine du fitness et du mannequinat?

Au-delà de toute apparence, j’ai un côté intellectuel fort. Même si j’ai toujours aimé prendre soin de mon apparence, j’ai passé une grande partie de ma vie à ressentir le besoin de «prouver» que j’étais intelligente (on ne peut quand même pas être cute, blonde, et intelligente tout à la fois, hahaha!). Et un jour, je me suis aperçue que je commençais à vieillir. Un peu haha! Or j’ai senti l’urgence de profiter de cet aspect éphémère (on l’oublie) dont j’avais le sentiment de ne pas avoir pleinement joui. Et ainsi est né le mannequinat hihi!

Lorsque j’ai débuté, le phénomène des «influenceurs» en était à ses balbutiements et je n’avais pas véritablement mesuré l’impact que ça aurait à l’époque. J’avais toujours fait un peu de photos, par-ci par-là, mais là c’était devenu plus sérieux. J’aime que mes photos dégagent quelque chose de puissant et de contrôlé, ce qui n’est pas toujours évident lorsque l’on utilise la modalité du corps et ses charmes. Je ne veux pas contribuer au culte de la femme-objet, mais à celui de la femme sujet. Celle qui est en pleine possession de ses moyens. Je prône le choix et la liberté, non pas le débordement d’un besoin d’attention carencé.

À mon âge, je ne suis plus victime du regard de l’autre, au contraire, je m’en joue. Voilà une subtilité qui change tout.

 

As-tu une autre occupation/emploi/études?

Quand je dis que la vie est devant, je suis sérieuse : je suis étudiante à l’UQAM! Après un an d’étude en enseignement du français, j’ai décidé d’opérer un changement de programme afin de poursuivre mes études en psychologie volet recherche. Je suis une amoureuse de la langue, je crois réellement être une femme de lettres, mais je ne suis pas certaine d’être une enseignante. Alors, j’ai choisi de retourner à mes anciens amours puisque j’ai œuvré pendant plusieurs années en tant qu’éducatrice spécialisée en santé mentale. C’est dans le domaine de la psychologie que se logent réellement mes compétences naturelles. De plus, avoir un bac, une maîtrise et ultimement un doctorat, c’est vraiment l’un de mes grands fantasmes.

 

 

Comment définirais-tu ton look en 3 mots?

Une touche «gym look», une touche «sexy» et une touche «luxe».

J’aime beaucoup la mode, surtout lorsqu’elle est chargée d’histoire, que ce soit en lien avec de grands bouleversements sociaux ou en lien avec une culture populaire qui a laissé sa marque. Je suis une romantique qui aime Chanel, Louis Vuitton et Tiffany pour ce type de raisons. Mais j’aime tout autant Adidas, Champion et Levis, pour le même type de raisons.

 

Quelle est ton icône de style? Ton inspiration?

J’adore cet univers, mais j’aurais de la difficulté à nommer quelqu’un en particulier. Là dessus, je suis assez d’accord avec les philosophies de la maison Chanel (pour laquelle j’ai d’ailleurs déjà travaillé pendant plusieurs années) : ce n’est pas la robe qui fait la femme, mais bien la femme qui fait la robe. Or ma tenue est souvent assez simple, quoique pensée. Mais ce sont les détails qui font le style : le maquillage (une autre de mes grandes passions hihi), la coiffure, les accessoires (quelques petites touches luxe) et surtout les chaussures (je n’ai pas énormément de vêtements, mais les chaussures, ouf... toutes des baskets haha! C’est une vraie collection).

 

Trois lieux dans lesquels on risque de te croiser?

Chez moi, chez moi, chez moi. Hahaha! Hormis l’université et le gym, je ne suis pas tellement sorteuse, surtout depuis que je vis seule. Je prends plaisir à cocooner et à décorer mon petit nid que j’adore. Mon sens de l’esthétisme s’étale aussi dans cette zone-là. Mais bon, pour les fois où ça m’arrive de sortir, j’aime bien le Madame Smith : c’est près de chez moi, c’est relax, et le chef est un ami hihi. J’aime aussi beaucoup le Tiradito, un pub péruvien du centre-ville. Sinon les commerces de la rue Ontario en général, où je fais toutes mes courses à pied (le Evasia pour ma folie des plantes (ma nouvelle lubie), la SAQ pour ma folie des rosés, haha! etc.).

 

Qu’est-ce qui t’inspire dans la vie?

Les femmes. Les femmes qui ont du chien! Celles qui changent la donne. J’ai un côté féministe très fort et je suis captivée par celles qui l’intellectualisent ou en élargissent les dimensions. De Martine Delvaux à Madonna, en passant par Debby Harry et Lady Diana... Plusieurs icônes m’obsèdent. Mais la palme d’or revient véritablement à Nelly Arcan. Parce que c’est une femme en laquelle je me reconnais énormément. Ses observations sur la beauté, sur la consommation, sur les rapports hommes/femmes, mais également ce paradoxe dans lequel on dénonce ce à quoi on participe. Plus globalement j’aime les êtres de passion, ceux qui font quelque chose, quoi que ce soit, ceux qui ne sont pas du côtés des spectateurs ou des consommateurs, mais du côtés des créateurs, des participants.

On retrouve quoi comme musique dans ton Ipod/Iphone/Androïde?

Je n’ai pas de musique dans mon téléphone. Je suis une «old school» nostalgique des vinyles de mon enfance. Or je n’ai qu’une table tournante et un système vintage comme médium pour faire vibrer ma musique. Comme je suis une femme de lettre et de langue française, il va sans dire que ça transparaît beaucoup sur mes goûts musicaux. J’adore la vieille chanson française, Aznavour, Barbara et compagnie. Plus près de nous, je suis une inconditionnelle de Pierre Lapointe. Je crois que ça frôle presque l’obsession haha! En vraie nostalgique, j’aime la musique de mon enfance, la première à avoir traversé mes oreilles. Cela dit je suis Beatlemanique et le groupe Blondie fait partie de mes incontournables.

 

Quels projets dans lesquels tu as participé t’ont le plus marqué pour l’instant?!

Sans hésitation ma première compétition de fitness bikini. Je m’entraîne fort depuis presque toujours. La compétition était l’un de mes grands fantasmes. Ceux qui ne sont pas familiers avec cet univers ne peuvent pas se figurer de quoi il retourne pour s’y rendre. Il ne s’agit pas d’une fantaisie narcissique basée sur la perfection du corps. C’est autre chose! Vous n’avez aucune idée de la volonté et de la discipline qui est sollicitée dans un tel projet. C’est un travail de tous les jours, de chaque minute, des contraintes, des sacrifices... Et le «difficile» se multiplie jusqu’à «l’insupportable» haha! Le dernier mois c’est hors de tout entendement. Et la dernière semaine, c’est le chemin de Compostelle hahaha! La préparation d’une compétition de fitness, c’est beaucoup de travail physique, certes, mais c’est encore bien plus de travail mental! Durant ce processus, ce n’est pas avec l’esthétique de mon corps que j’ai mené des combats, mais bien avec ma discipline. Avec mes limites d’individu. Dans cette aventure j’ai été ébranlé, mise en déséquilibre. Il faut parfois se mettre à l’épreuve pour continuer de savoir qui on est et de quel cuir on est fait.

Quels sont tes projets pour l’avenir?

J’en ai pas mal sur les bras avec les études en psycho. Mais j’aimerais également potentialiser mes réseaux sociaux avec un brand. C’est assez embryonnaire et flou pour l’instant, mais ça germe tranquillement. Maintenant seule, je me réapproprie ma vie et mes rêves. J’aimerais renouer avec deux grandes passions que j’avais un peu mises de côté... faire de la musique, faire des voyages. Puis un autre fantasme ultime : écrire un livre. Une chance que j’ai la ferme intention de vivre jusqu’à au moins 100 ans pour réaliser tout ça hihi!

 

N'hésitez pas à la suivre sur son compte instagram : @missrevolver.

 

 

Source photo : Miss Revolver

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