Découvrez l'exposition Alinka Echeverría : Simulacres au Musée des Beaux Arts de Montréal

Crédit photo: Alinka Echeverría (née en 1981), Notes de terrain pour Nicéphora (détail), 2015, leporello fait de 22 collages d’images d’archives (cartes postales, papier, carton, photocopies). © Alinka Echeverría Découvrez l'exposition Alinka Echeverría : Simulacres au Musée des Beaux Arts de Montréal

Du 5 septembre au 1er décembre 2019, découvrez l'exposition Alinka Echeverría : Simulacres dans le cadre de la Biennale de l'image en collaboration avec le Musée des Beaux Arts de Montréal.

Cette exposition réunit, en première québécoise, deux installations de l’artiste mexicanobritannique Alinka Echeverría, qui abordent de manière critique les enjeux liés à la représentation des femmes dans le champ de la photographie.

 

Alinka Echeverría (née en 1981), Simulation V — Mise en lumière de la matière, de la série Précession du féminin – 10 simulacres, 2015–2018, impression UV sur verre trempé. © Alinka Echeverría

 

« C’est avec un plaisir sans cesse renouvelé que le MBAM collabore avec MOMENTA, depuis plusieurs années. Les thèmes proposés sont toujours riches et portent à réflexion comme celui de la présente édition autour de ‘‘La vie des choses’’. Les images fixes et en mouvement d’Alinka Echeverría illustrent bien la problématique de nos rapports aux objets », avance Diane Charbonneau, commissaire invitée en photographie, MBAM.

 

Alinka Echeverría (née en 1981), Notes de terrain pour Nicéphora, 2015, leporello fait de 22 collages d’images d’archives (cartes postales, papier, carton, photocopies). Vue d’installation, Les Rencontres d’Arles, Arles, 2016, résidence BMW au musée Nicéphore Niépce. © Alinka Echeverría

 

Basé sur les archives coloniales du musée français, Notes de terrain pour Nicéphora recadre d’un point de vue féministe l’héritage blanc masculin du pionnier de la photographie Nicéphore Niépce (1765-1833). Composé d’images de femmes, ce corpus révise les regards masculins et colonialistes qui ont façonné l’histoire, de façon à démontrer l’illusion ou le fantasme que véhiculent les images.

 

Alinka Echeverría (née en 1981), photogramme tiré de Notes de terrain pour Nicéphora, négatifs sur plaques de verre du XIXe siècle, photographies et impressions d’archives du XIXe et XXe siècles transférées sur vidéo 4K (couleur, son, 3 min), papier peint en vinyle. © Alinka Echeverría

 

« L’objet devient infusé d’une dimension métaphorique qui évoque le féminin, par sa forme et son usage, ainsi que d’une valeur critique qui met en tension les divers rôles de la poterie (récipient, monnaie d’échange commercial, etc.) et les façons par lesquelles les femmes sont chosifiées », explique María Wills Londoño, commissaire invitée de la 16e édition de MOMENTA | Biennale de l’image.

Alinka Echeverría (née en 1981), Notes de terrain pour Nicéphora (détail), 2015, leporello fait de 22 collages d’images d’archives (cartes postales, papier, carton, photocopies). © Alinka Echeverría

À propos de l’artiste

Alinka Echeverría est une artiste mexicano-britannique née en 1981. Ses projets ont été présentés dans divers lieux et biennales partout dans le monde, tels que le Benaki Museum (Athènes), le Preus Museum (Horten, Norvège), le Musée de l’Élysée (Lausanne), le Foam Museum (Amsterdam) et Les Rencontres d’Arles. Elle est titulaire d’une subvention de la MAST Foundation (Bologne), où elle présentera une exposition en 2020. Elle est finaliste du Prix Élysée (2018) et de l’Aesthetica Art Prize (2017). Ses récompenses comprennent : Foam Talent (2017), Résidence BMW (2015), International Photographer of the Year – Lucie Foundation (2012), Prix HSBC pour la photographie (2011).

 

Musée des beaux-arts de Montréal
Centre des arts graphiques
Pavillon Jean-Noël Desmarais – niveau S2
Du 5 septembre au 1er décembre 2019

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