Découvrez La petite école, ce bistro français sympa et délicieux à Sainte-Julie!

Crédit photo: Carl Thériault Découvrez La petite école, ce bistro français sympa et délicieux à Sainte-Julie!

Découvrez La petite école, ce bistro français trop sympa et délicieux à Sainte-Julie!

À quoi vous pensez quand je dis «Ste-Julie» et «autoroute 20»?

Moi, depuis plusieurs années, je trouve qu'il s'agit de la capitale des chaînes de restauration rapide et le paradis des mouettes 4 saisons.

Bref, J'avais des préjugés gastronomiques.

Et bien j'avais tort !

Parce que Ste-Julie, c'est aussi le terrain de jeu de La petite école !

Photo: Carl Thériault
La batisse. Le restaurant est dans la partie inférieure gauche.

 

La petite école, c'est Jean-François!

Après avoir roulé sa bosse comme chef dans la restauration, Jean François décide de partir son propre restaurant. Au début, il pensait faire un bar à microbrasserie, mais il s'est finalement tourné vers le gin. Très vite, il se fait remarquer et se démarque de ses concurrents grâce à son menu inspiré et changeant, mais aussi par son implication envers ses clients et la communauté de Ste-Julie.

Jean-François fait tout tout seul dans son restaurant, il n'a pas d'associé, de mixologue ou de sommelier. Il fait la cuisine, choisit les gins, fait la carte des vins, élabore les cocktails, les menus saisonniers et fait même ... du service! Sa soeur Karine donne un gros coup de main sur le plancher. Son père (qui est chef lui aussi) vient l'aider derrière les fourneaux. L'avantage de presque tout faire tout seul? Les prix des menus bouffe et alcool sont moins chers.

Et les clients sont contents!

Il peut accommoder les différents régimes alimentaires, même si ce n'est pas écrit sur le menu. «On trouve toujours un moyen de s'arranger». Quand il a passé le plus gros rush de son service, il fait toujours un tour du resto pour jaser avec les clients, avoir leurs commentaires sur la place, le service, les assiettes, et, etc.

Il s'implique beaucoup à Ste-Julie. Il fait des soupers caritatifs, des évènements bénévoles et travaille entre autres avec Leucan. En ce moment, une entrée signature sert à ramasser des fonds pour la maison des jeunes de Ste-Julie, 75 sous pour chaque escargots cochons vendu. Son resto sert aussi de plateau de tournage pour une fiction à Radio-Canada... Je ne peux évidemment pas vous en dire plus!

Oh! Et JF offre en plus ses services comme chef à domicile et a un service de traiteur.
 
Proactif qu'on dit?

Photo: Carl Thériault
Continuez la lecture pour la description des plats. 

 

La petite école fait bien ses devoirs!

On fait confiance au chef pour le menu! Première chose qu'il nous propose: Les escargots cochons. J'avais jamais mangé d'escargot. C'est caoutchouteux qu'on me disait... Faux! J'ai tripé au point de m'obstiner avec Carl pour avoir le dernier! C'est l'entrée qui sort le plus et on comprend pourquoi! Nous avons aussi eu droit au tataki de thon et du foie gras au torchon. (voir images ci-bas) 

En plat de résistance? La morue avec un riz aux tomates et aux légumes. Elle fondait dans la bouche comme du filet mignon. Très onctueuse, belle présentation. Et pour Carl : le steak, un contre filet de 10 oz et au lieu de la traditionnelle sauce au poivre, ils font fondre un beurre aux échalotes et au vin rouge qui va attendrir la viande qui est déjà très tendre. Un délice! (Voir photo plus haut)

Pour dessert, on a eu droit à la trilogie de crème brûlée : Vanille, expresso et liqueur d'orange. Avec un gâteau au fromage (local) servi avec un coulis de fruits des champs. Encore une fois, ce fut un plaisir pour les papilles!
 

En haut: Les fameux "escargots cochons".  En bas: Le Tataki de thon avec salsa d'orange sanguine, excellent lui aussi!
 
La petite école rime avec local et saisonnier.
« Les viandes viennent de la boucherie d'en face. Les macarons, le fromage et le café sont locaux et donc super frais. En fait, tous les commerces sont soit visibles de la fenêtre du resto, soit accessibles à distance de marche! » confie Jean-François. Bien que les gens les qualifient de bistro français, lui se considère comme un restaurant à tendance française certes, mais il aime cuisiner des plats de partout sur le globe. «Si j'ai envie de faire des dumplings, je fais des dumplings.» Il laisse aussi une belle latitude à ses employés. «Nous ne sommes pas une grosse équipe. Tout le monde apporte son grain de sel au menu à l'ardoise.»
 
Crédit photo: Carl Thériault 
L'entrée de foie gras au torchon terminée au chalumeau. Servi avec un peu de cidre de pommes. 

Le bar à gin de la petite école

La carte propose une cinquantaine de gins qu'on peut boire seul ou en formule classique gin-tonic en plus d'une section "cocktails à base de gin". Plusieurs sont des importations privées et des raretés québécoises (les herbes folles entre autres). Et pour les amateurs de vins, leur carte contient une trentaine de vins dont la moitié sont des importations privées. 

Pour commencer, Carl a pris Le Gingito, une version petite école du Mojito. Ils remplacent le rhum par du gin Ungava, relèvent avec de l'agostura, et ajoutent une extra dose de lime. Pour ma part, j'ai pris Le devoir. Fait avec le Gin St-Laurent, purée de petits fruits, gingembre frais pressé au pilon avec basilic. Ils shakent avec de la glace et ajoutent du ginger ale. MMMMmmmmm!!!

Ensuite, un Gin straight. J'ai bu le Brockman's, un gin anglais avec des arômates de mures et de bleuets. Ça sent les mures sauvages et les bonbons cigarettes popeye. En bouche c'est ... tropical!?! Et la mure accompagnée du bleuet qui reviennent dire coucou en fin de gorgée... un délice! Ça se boit tout seul.
 

Photo: Carl Thériault 
À gauche: Le Gingito. À droite:  Le devoir.
Pourquoi la petite école?

Parce que c'était la première vocation de la bâtisse. Elle a été construite en 1920, en remplacement de l'ancienne école qui était rendue trop petite pour accommoder le nombre croissant d'écoliers. La nouvelle école contient trois salles de classe et les institutrices vivent à l'étage. En 1944, elle devient Le Couvent St-Joseph et les enseignantes sont remplacées par des soeurs institutrices. L'école servira sa vocation d'éduquer les enfants du village jusqu'en 1958. D'ailleurs Jean-François a organisé un souper en août dernier avec les élèves de la classe de 58!

La petite crèmerie

La petite école a aussi sa propre crèmerie. Ils font leur gelato maison, avec une vingtaine de sortes disponibles qui changent au gré des inspirations et des ingrédients. Suprenament, y'avait pas mal de monde, pour un soir de novembre à -20 Celsius! JF a aussi un projet de camion, en fait un autobus (on reste dans la même thématique tsé!), pour faire de la bouffe de rue!  Mais en attendant leur visite dans la métropole l'été prochain, voici où vous pouvez les trouver.

Restaurant La petite école
611 Boulevard Saint-Joseph,
Local A, Sainte-Julie, Quebec
J3E 1W7
Réservations: Sur leur site web ou au 450-922-9009

La petite crèmerie
553 Avenue Jules-Choquet,
Sainte-Julie, QC
J3E 1W6
 

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