Il existe des pressions qui ne sont pas annoncées. Elles ne sont pas portées à votre attention et sont rarement accompagnées d’avertissements. Au lieu de cela, ces forces silencieuses se manifestent dans la manière dont les gens vous traitent, dans ce que l’on attend de vous et dans ce qui n’est pas dit. Avec le temps, ces attentes cessent d’être distinctes et commencent à façonner votre quotidien : elles s’insinuent dans vos choix et même dans la manière dont vous vous évaluez. De plus, les gens ne parlent pas souvent de ces pressions, il est donc plus facile de les ignorer. Mais le silence ne les rend pas moins réelles. En fait, il est plus difficile de s’en débarrasser. Cette liste vise donc à reconnaître ce qui n’a jamais eu la place d’être nommé. La première étape pour changer les choses est de réaliser que ces 10 pressions existent.
Être le seul fournisseur
Une analyse Pew réalisée en 2023 à partir des données du recensement a révélé que les maris sont ceux qui gagnent le plus dans 55 % des mariages aux États-Unis. Par ailleurs, une autre étude de Pew Research a montré que 71 % des adultes pensent que les hommes doivent subvenir aux besoins de leur famille. Avec l’augmentation de l’épuisement des soutiens de famille, de nombreux hommes assument discrètement le stress financier de la vie quotidienne.
Être émotionnellement stoïque
Dans de nombreuses cultures, pleurer est encore considéré comme « non viril ». Dès leur plus jeune âge, les garçons apprennent que la vulnérabilité n’est pas masculine. Les directives de l’APA le confirment, et le CDC signale que les hommes ont 3,5 fois plus de risques de mourir par suicide que les femmes. Les émotions refoulées sont mortelles et augmentent le risque de maladies cardiaques.
Toujours prendre les devants
pourquoi les hommes doivent-ils toujours faire la demande en mariage ? Selon une enquête de Psychology Today, 83 % des hommes pensent qu’ils doivent faire le premier pas. Cette pression, associée à l’angoisse du rejet et à la peur de paraître « bizarre », fait des rencontres une épreuve émotionnelle silencieuse pour beaucoup.
Choisir le parcours professionnel attendu
La société continue de lier la valeur d’un homme à ses réalisations. Des études menées par l’APA révèlent que les hommes qui s’orientent vers les soins ou les domaines créatifs sont souvent stigmatisés. En conséquence, beaucoup d’entre eux échangent leur passion contre des emplois « virils », essayant de prouver leur valeur au lieu de chercher un travail qui les épanouisse vraiment. Il s’agit d’un échange quotidien et silencieux.
Tout réparer
La masculinité continue de privilégier le contrôle émotionnel et la résolution des problèmes en solitaire. En cas de conflit, les hommes choisissent souvent de réparer et non de ressentir, ce que les psychologues observent également. C’est l’une des principales raisons pour lesquelles l’instinct masculin de soutien émotionnel est souvent réprimé. Et pire encore ? Leur contribution est rarement reconnue.
Ignorer les traumatismes et le soutien aux hommes
Selon le CDC, seuls 17,8% des patients en thérapie sont des hommes. Le National Centre for PTSD note également que les hommes signalent rarement les traumatismes émotionnels. Au lieu de parler, ils se tournent souvent vers la colère ou la toxicomanie. Pour beaucoup, la honte est le mur qui sépare leur douleur de l’aide dont ils ont désespérément besoin mais qu’ils ne demandent pas.
Être physiquement fort
De la publicité aux films, les corps masculins hyper-musclés sont partout. Les adolescents ne sont pas non plus satisfaits de leur corps. Les données du NIH montrent même une augmentation de la consommation de stéroïdes. En conséquence, les hommes peuvent développer un véritable problème, tel que la bigorexie, une dysmorphie corporelle dans laquelle les hommes croient de manière obsessionnelle qu’ils ne sont pas assez musclés, même lorsqu’ils le sont.
Des attentes parentales strictes
La paternité semble stable à l’extérieur, mais de nombreux pères ne sont pas de cet avis. Pew indique que 63% d’entre eux pensent qu’ils ne passent pas assez de temps avec leurs enfants, tandis que les données du PAA montrent que jusqu’à 25 % des nouveaux pères souffrent de dépression post-partum. Malgré cela, les hommes reçoivent rarement un soutien émotionnel et la paternité reste un isolement silencieux pour beaucoup d’entre eux.
L'isolement social avec l'âge
Une étude de Harvard a montré que les amitiés masculines tendent à disparaître à l’âge de 30 ans, tandis que les recherches du Survey Center montrent qu’un homme sur cinq n’a pas de confident proche. La retraite et la parentalité ne font qu’exacerber cet isolement. Pire encore, la solitude masculine n’est pas seulement silencieuse, elle est mortelle, contribuant à une forte augmentation de la mortalité à l’âge mûr.
Avoir un projet de vie clair dès le départ
La société ne laisse pas beaucoup de place à l’incertitude. Partout dans le monde, les hommes sont soumis à une pression particulière pour paraître confiants et décisifs au travail. Dire « je ne sais pas » est silencieusement pénalisé. Le début de l’âge adulte devient une course à l’ordre, et le fait de ne pas être sûr de soi, d’être perdu ou d’être encore en train de comprendre est souvent interprété comme un échec.