2 minutes avec Alex Beaulieu-Marchand, l'espoir olympique

Crédit photo: @abmskier 2 minutes avec Alex Beaulieu-Marchand, l'espoir olympique


La ville de Pyeongchang accueillera très bientôt une foule d'athlètes venus d'un peu partout dans le monde à l'occasion des 23es Jeux olympiques d'hiver. Comme c'était le cas il y a quatre ans, le Canada a la chance de compter dans son équipe le jeune prodige Alex Beaulieu-Marchand, skieur acrobatique âgé de 23 ans seulement déjà commandité par Oakley et plusieurs marques.

Originaire de la ville de Québec, Alex a toujours été attiré par les sports, quels qu'ils soient. Il a touché à plusieurs d'entre eux, mais mentionne que les sports un peu moins communs, qui se pratiquent individuellement et qui ne présentent aucune limite l'ont toujours particulièrement attirés. C'est sa famille qui l'a initié au ski dès l'âge de deux ans, ce qui l'a naturellement amené à se concentrer sur ce sport en particulier. Aujourd'hui, il se spécialise dans le slopestyle et s'est illustré dans divers championnats depuis 2011.

Source : @abmskier

 
Comment décrirais-tu ton parcours ?
J'ai toujours été quelqu'un de très actif. J'ai eu l'occasion de pratiquer différents sports: les mainstream, comme le soccer, le basketball, le hockey et le football, mais aussi d'autres sports plus extrêmes comme le wakeboard, le skateboard, le rollerblade et le snowboard. J'ai été poussé à essayer ces sports extrêmes dès mon plus jeune âge, alors j'y ai rapidement pris goût.

À 12 ans, alors que j'avais choisi de me concentrer sur le ski, j'étais loin d'être le meilleur. J'ai suivi les traces de mes amis et idoles Félix-Antoine Noël et Yan Bussière sans jamais arrêter de pousser mes limites le plus loin possible. Aujourd'hui, je souffre parfois de cette qualité qu'est celle de me pousser à aller toujours plus loin, car j'ai subi plusieurs blessures majeures récemment. C'est tout de même cette qualité qui m'a permise de me rendre où je suis présentement ! 
 

Pourquoi t'être intéressé au ski slopestyle ?
J'ai fait du ski toute ma jeunesse, mais jamais dans un club de bosse ou de course ; simplement pour le plaisir. J'ai été attiré vers le Freeski puisqu'il ne semblait pas avoir de limites à ce que je pouvais faire : pas d'encadrement, pas de règlements, seulement du plaisir. Je voyais cela comme une évasion de ma vie normale et de tout l'encadrement qui y est relié. J'ai été influencé par certaines de mes idoles et j'ai rapidement été passionné par ce sport et la liberté qui vient avec. Tu peux à la fois être créatif, maîtriser une bonne technique et t'exprimer avec un style qui t'es unique. Le Freeski m'a permis de m'exprimer plus que tous les autres sports mainstream que je connaissais, dans lesquels on doit souvent suivre les règles à la lettre.
 
Pour ce qui est de la discipline du slopestyle, c'est à travers cette combinaison de sauts et de rails que j'ai découvert que j'étais capable de me démarquer le plus, particulièrement quand les compétitions ont débuté. Cela s'est donc un peu décidé tout seul.

Tu as fait Sotchi en 2014, comment cela s'est-il passé pour toi ?
Sotchi a été une expérience incroyable, j'ai vécu mes premiers Jeux olympiques à fond. J'ai eu énormément de plaisir à faire partie de cet évènement d'envergure et j'en ai profité pour m'ouvrir les yeux sur plusieurs autres sports, en plus d'avoir la chance de rencontrer beaucoup d'athlètes légendaires. 
 
À 19 ans, avec aucune préparation mentale ou physique, c'était une opportunité inattendue puisque je venais tout juste de percer dans le sport, pas moins d'un an auparavant. J'ai tout de même donné mon 120% et j'y suis allé le tout pour le tout, surtout en finale, où j'ai expérimenté une descente des plus difficiles. Je suis malheureusement tombé lors de cette finale, ce qui m'a fait finir 12e, une grande déception pour moi sur le moment. C'est aussi ce qui m'a permis d'apprendre beaucoup, avec du recul, sur l'importance de la concentration et de l'entraînement mental, ainsi que l'importance de l'entraînement physique pour garder la forme à travers les hauts et les bas présents dans mon sport. Je suis un athlète complètement différent aujourd'hui de ce que j'étais il y a quatre ans. 
 

Qui sont tes inspirations dans le ski actuellement, ou alors tes principaux concurrents ?
Actuellement, les skieurs qui m'inspirent le plus sont ceux qui me font rêver du ski, ceux qui me donnent le goût d'aller skier de par leur façon de rendre ce sport amusant et accessible. C'est toujours impressionnant de voir des grosses manoeuvres et des set up dangereux, mais c'est d'autant plus inspirant de voir du beau ski simple avec un style personnalisé.

Mes concurrents sont beaucoup trop nombreux pour tous les nommer. Il y a toujours de nouveaux jeunes qui arrivent chaque année avec des manoeuvres plus incroyables les unes que les autres, mais il est certain que les compétiteurs les plus expérimentés, ceux qui ont notamment une très bonne préparation mentale, vont à mon avis être beaucoup plus durs à déloger à Pyeongchang. 

 
Comment te prépares-tu pour Pyeongchang 2018 ?
En ce moment, je suis au repos. J'ai subi une commotion cérébrale à la mi-décembre, donc mon seul objectif est que ma tête se soit remise à 120% à temps pour Peyongchang. Sans la tête, le corps ne suivra pas... mais je crois que si celle-ci est bien reposée et en santé, les tricks que je pratique depuis plusieurs années vont me revenir comme si de rien n'était. J'ai confiance que, même sans avoir eu l'occasion de skier, la visualisation mentale m'aidera à être bien préparé ! 

Suivez les aventures d'Alex à Pyeongchang sur Instagram !

Source : Oakley

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