Attirer une nouvelle clientèle et changer quelque peu la face de la rue Crescent : là était le grand défi que désirait relever le Warehouse en s’y établissant. J’ai pu expérimenter le tout lors de l’ouverture officielle la semaine dernière. Le pari est définitivement réussi.
 

Crédits : Louis-Philippe Thibault

Le Warehouse appartient à un groupe de gens d’affaires qui ont débuté avec l’ouverture d’établissements dans la région de Vancouver. Ils possèdent aujourd’hui 13 adresses à travers le Canada (dont L’Entrepôt, sur Mont-Royal, et Le Bureau de Poste, à Québec). Malgré cette expérience, le challenge était très important. Les autres adresses sont des restaurants d’environ 100 places. Sur Crescent, c’est un resto de 220 places qui a été ouvert, nous a précisé Mike, l’un des proprios.

Ce dernier, dynamique et visiblement heureux de nous accueillir, a été très généreux dans ses réponses à mes questions. En rodage et ouvert au public depuis maintenant un mois, il a précisé que ce nouveau resto, de par sa taille d’abord, est un défi administratif. L’endroit a maintenant atteint sa vitesse de croisière, mais ils ont dû jongler avec le staff dans les débuts. On s’est assuré de jumeler le plus possible des employés d’expérience avec ceux qui en ont moins, de façon à encourager la collaboration et assurer un bon service. De plus, pas de casse-tête : Le Warehouse sera ouvert 365 jours par année et la cuisine est ouverte jusqu'à la fermeture à 3h00.
 

Crédits : Louis-Philippe Thibault

Mike et son équipe ont également profité de la rue Crescent,en allant manger et prendre un verre dans les commerces voisins. Le but était d’y établir des ponts, d’annoncer l’ouverture du Warehouse et de développer un esprit de collaboration avec la communauté d’affaires environnante. «Crescent, c’est comme un parc d’attractions. Nous, on est juste un nouveau manège», a d’ailleurs ajouté Mike, pour illustrer sa vision de l’arrivée de ce nouveau joueur sur la célèbre rue.

Bref, on voit clairement qu’il y a eu de réelles et de saines réflexions d’affaires derrière l’idée d'établir Le Warehouse sur Crescent. Le but est d’y amener une clientèle plus jeune, des étudiants notamment, et ainsi de redynamiser quelque peu l’endroit.

Crédits : Louis-Philippe Thibault

Et après un mois, ça roule et ça bouge au Warehouse, c’est le moins qu’on puisse dire. L’endroit était bondé, la clientèle se renouvelait au fil de la soirée et certains habitués (déjà!) étaient visiblement de la partie. La musique était forte (mais c’était parfait comme ça !) et des clips des années 90 inondaient les écrans un peu partout.
 

Crédits : Louis-Philippe Thibault

Le décor est difficile à décrire. Il faut voir pour comprendre. C’est chargé, mais chaleureux. Le tout est réparti sur deux étages, avec une petite terrasse en haut et une plus grande au rez-de-chaussée. Vous trouverez également deux grands bars : un sur chaque étage.

Côté bouffe, c’est le même principe qu’aux autres adresses : tous les plats sont à 4,95$. On y sert une très bonne poutine, des ailes de poulet, du chili, des salades, des hamburgers, des tacos et un excellent mac n’cheese, pour ne nommer que ceux-là. Bien qu’il s’agisse de classiques, j’ai été sincèrement impressionné par la qualité et la diversité des plats. De plus, malgré le petit prix, les portions sont généreuses.
 

Crédits : Louis-Philippe Thibault
Crédits : Louis-Philippe Thibault

Le staff, jeune et festif, était serviable et attentif. On semblait également avoir beaucoup de plaisir à travailler derrière le bar, ce qui mérite d’être souligné ! Tout au long de la soirée, puisqu’on ne savait pas trop quoi essayer parmi tous les drinks intéressants, le staff a pris le temps de nous conseiller. On a débuté bien sûr avec un classique de l’endroit, soit la Corona renversée dans un bloody caesar. Miam.

Je souhaite une longue vie au Warehouse, qui est définitivement sur la bonne voie pour devenir un rendez-vous sur la rue Crescent.

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