Après avoir dépeint mon plus récent voyage dans un article plutôt réalistico pessimiste qui n'a pas nécessairement rendu hommage à l’appréciation de ce voyage-choc et tout en prise de conscience, je voulais rectifier le tir cette semaine. J'ai décidé de vous parler de Mumbai en y allant avec un angle plus ludique dans ce présent billet.

Un monde à l’envers

Avec une trajectoire de plus de 12 000 km qui nous laisse malgré tout dans le même hémisphère, nul besoin de vous dire que l’ambiance trouvée à destination est totalement différente. Mumbai se situe dans un autre monde. Il ne s'agit pas tant de celui d’Alice aux pays des merveilles que celui de Life of Pi. C'était fort agréable d'être témoin de certaines différences culturelles. 
 

Crédit photo : iPhone David
 
Les différences culturelles cocasses
  • ​Leur conduite à gauche et leurs vaches stationnées en parallèle. 
  • La prière plus que matinale qui devient votre cadran quotidien. Étonnamment, ça vient chercher une profonde sérénité sommeillant en nous.
  • Le menu McDo exclusivement constitué de poulet (la vache étant sacrée). « J’vais vous prendre un BigMac… au poulet ». Weird
  • Une absence totale des normes de la CSST et de la MAPAQ. Malgré tout, les Indiens ont compris une chose : la simplicité peut faire un grand bout de chemin. Souvent plus rapidement que toutes nos complications bureaucratiques-paperassales-nord-américaines. 
  • Leur croissant de lune en bonhomme sourire. Un emoji en plein ciel. 
  • La recherche d'un bureau de poste. Celle-ci a nécessité un policier, trois citoyens, deux banquiers et un client. Au final, c'est ce dernier qui m'y a conduit… presque par la main. Ça ressemblait à The Amazing Race mon affaire. 

Ceci dit, le système D fut grandement sollicité tout au long de mon périple et c’est tant mieux. Retour aux sources. J’adore ça! 

La fibre entrepreneuriale : Ton Barbier

À Mumbai, on y trouve parfois des PME entassées, grandes comme des cabines téléphoniques, et qui semblent, pour la plupart, vouloir prospérer. J’y ai même vécu ma propre expérience Ton Barbier. « Non David, fait pas ça. C’est insalubre, lames rouillées, rien d’aseptisé. » m'avait-on avisé. Tétanos, gangrène, hépatite C, B, A, W ? Pas du tout !

Je suis allé voir un barbier hyper professionnel, minutieux et souriant. La communication était restreinte. On n’a malheureusement pas pu échanger comme il se doit à propos des tendances actuelles et les potins indiens, mais ce fut une belle aventure : crémage, rasage, polissage et massage. Une expérience typique de ce qui se fait là-bas. En fin de compte : 35 minutes et 100 roupies (soit deux dollars). C'est dérisoire, même en rajoutant un bon pourboire. Puisqu’une image vaut mille mots, je vous invite à aller visionner la vidéo.

 

Crédit photo : iPhone David 
Crédit photo : iPhone David
Crédit photo : iPhone David

Je crois que l’Inde est très diversifiée et que Mumbai (Bombay jusqu’en 1995) n’est pas représentative à elle seule de ce fabuleux pays. La prochaine fois que j'y retournerai, j’aimerais faire un autre contraste et me retrouver (par exemple) dans un āshram (yoga, nature, animaux). Ça reste tout de même une destination qui vous transforme et qui change votre vision du monde et votre façon de voyager. Un périple extérieur qui en devient un périple intérieur. Ça remet bien des choses en perspective. En fait, Mahatma Gandhi semble avoir un effet conscient ou inconscient sur nous, peu importe d'où l'on vient!
 

Crédit photo : iPhone David (maison de Mahatma Gandhi) 

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