Si vous êtes comme moi et que vous attendez avidement les premiers signes du retour de la chaleur, vous vous êtes probablement arrêtés vous aussi sur les annonces de la programmation des premiers festivals de musique de l'été, avec le lot de trailers et d'affiches colorées que cela sous-entend. Après tout, y a-t-il quelque chose de plus estival que des filles avec leurs flower crowns et des bros avec leurs Oakley multicolores à Coachella? Pas sûr.
Attention : flower crowns à 00:37, 00:40, 1:51, 1:59, 2:06, 2:09, 2:39, 3:16, 3:24, 3:36 et 5:05.
Malgré ma profonde fascination pour cette mode florale, celle-ci n'est pas l'objet de cet article. C'est d'un autre constat dont je veux vous entretenir. En effet, je follow une quantité appréciable d'artistes sur les réseaux sociaux et quelque chose m'a réellement frappé cette année: la quantité d'artistes que j'écoute en ce moment qui participent à un grand nombre de festivals européens… mais pratiquement aucun américain.

C'est vrai, je me suis assez lassé du indie rock dans les dernières deux années, et ce genre compose une bonne partie de l'offre musicale des festivals nord-américains. Mais justement, je me suis demandé: quelle est l'offre de festivals de musique pour les amateurs de son plus électro, plus underground, de notre côté de l'Atlantique?

OK, il y a les
Piknics. OK, il y a
MUTEK. Mais pour ceux et celles qui recherchent une expérience de weekend, comme le proposent les festivals majeurs en Amérique du Nord, qu'y a-t-il? Rien… jusqu'à tout récemment du moins. [Et
please, ne me parlez pas d'
îleSoniq, pis encore moins de
TomorrowWorld.]

Comme j'allais mettre le point final à cet article, voilà que le mystérieux
Festival AIM, qui
teasait depuis quelque temps avec l'annonce d'un nouveau festival de musique électronique du 26 au 28 juin 2015, nous balance la phase 1 de son
lineup, avec entre autres
Tiga,
Jamie xx,
Pleasurekraft,
Paranoid London,
wolf+lamb,
Chaim et
Guy J. J'imagine que j'ai un bon karma..
Qu'en dites-vous? De mon côté, quand je regarde
Sónar, en Espagne,
Dour, en Belgique,
Love Saves the Day, à Bristol, et j'en passe, je me dis qu'il existe bon nombre de festivals européens de différentes tailles dont l'offre musicale trouverait énormément de preneurs à Montréal.
Je crois pouvoir affirmer qu'on a collectivement un music knowledge qui s'étend plus loin que le dernier tube de Mumford & Sons. On verra en juin prochain si je me trompe!